FRANCE & SPAIN MEDIA

-> ROJO VIVO (LP-2018)

MAGIC Revue Pop Moderne - Wilfried Paris

Magazie KIBLIND - Elora Quittet

GUTS OF DARKNESS - Benjamin M.

Borja Flames. Rien que le nom roule sur la langue. L’élégance des fous, le costume des poètes. Apatride habitant les zones en marge, sorti d’un jeu de construction impossible tout de blanc vécu. L’artiste espagnol tire un trait sur le refuge avant-folk à boucles de ses débuts (façon Moondog) et rejoint d’autres frontières parallèles, lignes tirées sur l’homme qui marche, ou plutôt l’homme qui fuit. Fugues sereines et sans urgence, dans le cas présent en direction de latitudes électroniques, quitte à risquer un catalogage pop hype foireux chez les plus pressés. C’est qu’il faut tendre l’oreille par-delà la tendance. Second album minimaliste, Rojo Vivo est à l’ère des consoles 16-bit, musicalement proche de l’acid house et de la techno de Detroit. L’errance computationnelle du caballero sans tête le guide vers un terrain inattendu tapissé de sons rétro à la frontière des années 90, autant de textures de générateur YM2612 avec des mots posés dessus. Comme s’il arpentait son propre module Tron, Borja est un explorateur de palabres indigènes numérisées, faxées depuis sa cervelle à qui veut les entendre, et qui appelle de leur sentence les heureux perdus venant croiser son chemin : celui de la découverte, les tempes battues par un sang « neuf et frais » éclaboussant d’un rouge vif le néant informatique, l’horizon cinétique. De l’art délicat d’habiter des lieux imaginaires, jamais seul cependant. Pas de culture du repli. Sa partenaire Marion Cousin est toujours à ses côtés, comme doux écho à ses rêveries ibériques, arborant un sourire en coin ou jouant d’un charme neurasthénique. Le mélange prend et surprend. Final barré sur « Aquiles », bal masqué cynique du tube « Quién Es Quién », petites piques acerbes de « Carta Abierta », détraquage leftfield de machine sur « Aventuras » et syncopes en série débouchent sur une « Paz Total » et son Easter egg en bout du bout. Commentaire politique d'un monde étrange où les vestes se retournent en cadence. L’esprit du premier disque (Nacer Blanco) est intact, ce sont les formes qui sont emportées ailleurs par un mix soigné signé Benoît de Villeneuve. Une mise en relief récréative, un combustible à monologues en parlé-chanté. Tout fuego, tout Flames !

TROIS COULEURS Magazine - Wilfried Paris

MEDIAPART - Jean Jacques Birgé

Il y a deux ans je saluais l'album Nacer Blanco de Borja Flames. De Naître blanc compositeur espagnol est passé au rouge vif de Rojo Vivo. Ne croyez pas que je comprenne sa langue, cela me manque cruellement pour piger le sens de ses paroles. Tenter d'attraper au vol des bribes de ce qu'il chante aurait même tendance à me flanquer la migraine, d'autant que cette fois la musique est dense, rapide et enjouée. De petites boucles rythmiques astringentes de synthétiseur et percussion contrastent avec ses mélodies à la voix tendre.
Il y a vingt ans, avec Bernard Vitet, nous avions l'ambition démesurée de renouveler la chanson française avec l'album Carton. Le disque avait rencontré un joli succès critique, mais n'avait évidemment rien révolutionné. Il est probable que ces autres cinglés resteront marginaux dans un marché étouffé par les produits Kleenex et la communication de masse abrutissante. Mais au moins cela sonne autrement et ça remue les méninges. Sur scène Borja Flames est accompagné par sa comparse Marion Cousin qui chante, claviérise et percussionne, Paul Loiseau aux percussions et Rachel Langlais aux claviers. N'oubliez pas de laisser tourner le disque jusqu'à la ghost track, une facétie de plus sur un album qui interroge fondamentalement sur le champ immense que pourrait investir la chanson si le métier n'était pas si timoré. Borja Flames fait bouger les lignes de front. On gagne du terrain. Il est publié par Les Disques du Festival Permanent, le label du violoncelliste Gaspar Claus, qui accueille d'autres pirates de la variété pop comme Sourdure ou Marc Melià. On est donc tout ouïe et plein d'espoir pour l'avenir.

TELERAMA Sortir

NOISEY Magazine - Michaël Patin

À la sortie de Nacer Blanco, on comparait Borja Flames à Moondog qu’il découvrait juste ou Arthur Russell qu’il n’avait jamais écouté (c’est réglé depuis). Avec Rojo Vivo, ses plug-ins de synthés plus vivants que nature, ses mélodies de savant tête-en-l’air, ses prods ludiques et érectiles, on est bien emmerdé. Sachez que le barbu a beaucoup souffert pour que ce disque ne ressemble qu’à lui. Et il y est arrivé. Alors soyez gentils. Release party le 28 novembre aux Instants Chavirés.

FROGGY'S DELIGHT - Jérôme Gillet

Borja Flames, compositeur et chanteur d’origine espagnole, moitié du duo June & Jimaux côtés de la chanteuse Marion Cousin et déjà auteur du très beau Nacer Blanco(comme un hommage à Moondog) est un génial artisan du son et du verbe. On l’imagine très bien dans son atelier, un peu comme un savant fou, où les claviers et autres synthétiseurs remplacent les machines électrostatiques, les bobines de Tesla, les éprouvettes, les électrodes ou les équipements de distillation (et les guitares folk). Mais comme tout savant, il a cette minutie, cette application dans l’écriture et dans les expérimentations, cette façon d’adapter les formes à sa musique, et non l’inverse, même s’il se joue des formes comme des rythmes ou des mélodies.

On navigue dans un monde électronique hors-d'âge, auberge espagnole mélodique et rythmique : "Dulce mundo binario exquisita evolución placentero placenta nuevo floto en tu interior" ("Doux monde binaire évolution exquise agréable placenta nouveau je flotte dans votre intérieur"). C’est un tourbillon rythmique, de sons et de mélodies, une architecture précise d’où sortirait une sorte de bête étrange (dissonances, ruptures rythmiques...) qui nous avale au fur et à mesure des écoutes. C’est fou et c’est vivant ! Et puis, comme un dernier pied de nez, n'oubliez pas de laisser continuer le disque jusqu'au dernier morceau caché. Her Majesty monsieur Borja Flames !

LE CARGO! - Philippe Hache

L’expérience de chroniqueur est parfois paradoxale : il peut s’avérer plus facile de trouver les mots justes pour évoquer un disque qu’on aime bien que pour vanter un album qu’on considère comme une œuvre phare. Je vais donc commencer par ce qui aurait pu être la conclusion de l’article : si en 2016, Nacer Blanco, le premier opus de Borja Flames fut un de mes disques préférés, Rojo Vivo s’annonce d’ores et déjà comme le favori de mon palmarès 2018. 
En voici les raisons :
En 2016, Borja Flames sort Nacer Blanco ; ce n’est pas un inconnu pour le Cargo ! En effet, le duo qu’il constitue avec Marion Cousin a, sous le nom de June et Jim, déjà sorti deux albums sur le Label Le Saule : Les Forts et Noche Primavera, deux albums de folk d’une rare élégance, le premier chanté en français, le second alternant l’usage de la lanque d’Aragon et celle de Garcia Lorca. Si ces deux albums ne sont pas dénués d’originalité, ils ne permettent pas d’anticiper la baffe que sera Nacer Blanco. Difficile de décrire cet album en quelques mots : un constat tout d’abord, Borja Flames y joue de tous les instruments et interprète tous les morceaux en espagnol. Pourtant nul n’est besoin de comprendre cette langue pour se laisser happer par l’album. Chaque titre possède une force particulière, Borja Flames combinant répétitions, ruptures, rythmes primaires et dissonances, exerce sur l’auditeur une emprise qui ne cesse de croître au fur et à mesure de l’écoute de l’album. On est comme hypnotisé et cette fascination est toujours aussi forte deux ans après. 

Rojo Vivo : le jumeau électro de Nacer Blanco. La seconde partie d’un dyptique baroque. Sur Rojo Vivo, Sing-Sing de Arlt écrit notamment : "Nous nous étions à peine relevés de Nacer Blanco, à peine remis de la tournée échevelée qui s’en était suivie en quatuor, que Borja Flames ressort d’un bond de son drôle d’atelier, hirsute comme jamais, un nouveau monstre sur les bras". On ne pourrait mieux résumer la sensation que j’ai eu dès la première écoute de cet album. Avec ce second album, Borja Flames donne une suite à Nacer Blanco, un album du même niveau sans pour autant en répéter la formule. Un album différent, mais aussi un album miroir, tout aussi insensé : si l’instrumentation de cet album diffère sensiblement de son prédécesseur, il est essentiellement électro, les intentions de son auteur me semblent être les mêmes. Borja Flames, tel un ogre psychédélique, par le biais de ses mélodies syncopées, nous attire dans son antre et le temps d’un album, nous guide sur des chemins pour le moins inhabituels. Comme sur Nacer Blanco tout n’est que dissonances, répétitions et ruptures de rythme, mais ici amplifié par l’usage systématique des synthés. La langue espagnole teinte d’exotisme ces nouvelles sonorités. Les parties vocales de la discrète mais indispensable Marion Cousin, sa comparse de June et Jim, font un contraste des plus intéressants avec celle de Borja. Tantôt les deux chantent à l’unisson, souvent ils chantent en opposition, mais cela colle toujours parfaitement. Les morceaux se succèdent.Le vertige et l’ivresse nous guettent. On sort de cet album comme d’une nuit de fête ou d’un rêve enfiévré. Une expérience inattendue !

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-> NACER BLANCO (LP-2016)

NEW NOISE MAGAZINE - Interview by Michaël Patin

 

NEO2 MAG - by Roberto Juanes

Hacia un nuevo paradigma en la canción pop.

http://www.neo2.es/blog/2016/03/borja-flames/

Calificar una obra de “experimental” entraña sus riesgos, muy especialmente en el campo de la música. Los no familiarizados con el tema esperarán encontrar una sucesión de sonidos que no concuerdan con la idea preconcebida que se tiene de lo que debe ser una canción. Por eso, definir el primer trabajo de Borja Flames como música experimental es quedarse corto. Muy corto.

El músico español afincado en París se estrena en solitario con ‘Nacer Blanco’ (Marxophone, 2016), pero su trayectoria viene de lejos. Primero en la banda de corte garajero Tedium, junto con Abraham Boba, con el que más tarde repetiría en formato dúo en Belmonde. Ya con residencia fija en la capital francesa formaría June et Jim junto con Marion Cousin, donde se sumerge de lleno en la delicadeza de la canción francesa. Debido a todo este bagaje él mismo considera ‘Nacer Blanco’ no como su primer disco, sino más bien como su bastardo.

Esta inquietud musical se ve reflejada a lo largo de los doce cortes del álbum, donde en poco más de media hora de duración hay cabida para armonías clásicas, percusiones tropicales y africanistas, melodías pop, estructuras folclóricas y elementos tomados de las músicas primitivas. Un cóctel que puede resultar abrumador, pero del que Borja Flames sale airoso manteniendo el minimalismo como hilo conductor de todas sus composiciones. La melodía aquí es la reina, mientras que el resto de acompañamientos se ponen a su servicio, rellenando huecos, sumando capas, cimentando la estructura. Destaca un fervor especial por hacer de la voz el instrumento fundamental, y ya desde el tema de apertura, ‘El arte de la fuga’, se desvela el canon como recurso básico para conseguirlo.

Este ejercicio de investigación sonora se complementa con una lírica en la que prima la búsqueda de la identidad personal (‘Lazos de familia’, ‘Ojo avizor’), la observación crítica del mundo que nos rodea (‘Acumulación’, ‘No hay país’), los paisajes costumbristas (‘Hoy cama’) y toda clase de imágenes oníricas que se crean a través de la repetición hipnótica de versos, similar a los trances conseguidos por los ritmos ancestrales que tan presentes están en cada una de las canciones.

El resultado de esta conjugación entre lo clásico y lo antiguo, la vanguardia y lo tradicional, la experimentación y lo establecido tiene como resultado final la apertura hacia un nuevo paradigma de canción pop, donde el término ‘pop’ se entiende como una conjunción de toda la sabiduría musical que el hombre ha ido acumulando a lo largo de su historia. Es este por tanto un disco experimental, sí, pero también accesible, cercano y fácilmente asimilable por contar con aquello que tenemos arraigado en nuestro interior desde tiempos inmemoriales.

 

SLATE.fr

http://www.slate.fr/story/115011/dans-ton-casque-gainsbourg 

L’oeuvre s’appelle s’appelle Nacer Blanco. L’une des disques les plus attachants du début d’année a été composé par un musicien espagnol ayant connu plusieurs carrières, exilé de son groupe confidentiel (June et Jim), et pourtant à la tête d’une des musiques les plus singulières qu’il soit donné en pâture aux amoureux de pop défricheuse. Borja Flames a le look d’un penseur marxiste mais la présence scénique d’une rock star. Il chante un espagnol de littérature, le parle, le superpose à des sons de laboratoire. Il joue de la guitare, est entouré de quelques claviers, d’une voix féminine qui adoucit encore la sienne, mais la plupart des sons dont il s’entoure proviennent d’instruments difficiles à qualifier. Borja Flames est peut-être le seul chanteur du monde capable de laisser percer la triple influence de Robert Wyatt, de Moondog et de musiques primitives pour composer une musique très personnelle. Cédric Rouquette

 

TÉLÉRAMA / Sortir. 

http://sortir.telerama.fr/concerts/borja-flames,211762.php

La moitié ibérique et barbue du duo krautfolk June et Jim se fait une virée chamanique en solo avec Nacer blanco, disque singulier qui semble avoir été enregistré sous un tipi. Ses mélodies hâves et ses incantations murmurantes, portées par des boucles de chœurs suaves, des guitares rêveuses, un peu ivres, et des tambours hypnotiques, distillent une douceur grisante. Anne Berthod

 

RADIO FRANCE INTERNATIONALE - Entrevista

https://www.youtube.com/watch?v=E5DRuLAPiSU​

 

CULTURAMAS - Entrevista

http://www.culturamas.es/blog/2016/02/27/hablamos-con-borja-flames-a-proposito-de-nacer-blanco/​

 

MUNDOCABARET

http://mundocabaret.com/borja-flames-nacer-blanco-marxophone/

"Temas que nos atrapan desde el primer momento envolviéndonos en bucles repetitivos que respiran sencillez melódica y complejidad orgánica, balsámicos pero inquietantes a su vez, hipnóticos, sugestivos, misteriosos." 

 

iPOP Magazine

http://ipopfmradio.com/2016/02/16/borja-flames-presenta-nacer-blanco/​

Fragmentos cortos – como por ejemplo “Guarida Nueva” o “No Hay País” – que muestran juegos breves e intensos, y largas historias – como por ejemplo “El Arte de la Fuga” –  que seducen por su simple composición pero que atrapan por su elevado grado de seducción y que sobretodo no dejan indiferente.

 

THE DRONE by Damien Besançon

http://www.the-drone.com/magazine/borja-flames-de-june-et-jim-a-sorti-un-album-qu-on-va-prendre-beaucoup-de-plaisir-à-voir-vieillir/

Borja Flames de June et Jim a sorti un album qu'on va prendre beaucoup de plaisir à voir vieillir. Il s'appelle Nacer Blanco et est disponible via Le Saule. 

On est toujours un peu gêné de citer les communiqués de presse (en vrai, ça ne se fait même pas du tout) mais comme celui qui accompagne Nacer Blanco a été écrit par une grande plume (en l'occurence Sing Sing d'Arlt) et qu'il est poétique, enlevé et pertinent, on se le permet : il y a effectivement quelque chose des "mélodies radieuses", des "mesures impaires" de Moondog et des "harmonies savantes et saugrenues" d'Arthur Russell dans ce disque de l'Espagnol Borja Flames, moitié du duo June et Jim, sorti il y a quelques jours via Le Saule, label/collectif un poil utopique qui abrite quelques chansonniers hirsutes souvent passionnants (June et Jim, Jean-Daniel Botta, Philippe Crab...).

Nacer Blanco est un disque savant et libre (ils se font rares), avec des pièges et des surprises (les premiers n'y sont pas moins intéressants que les secondes), du familier et de l'inconnu (parfois exactement au même endroit), de l'absurde, du curieux (mais vraiment jamais de "loufoque"), de la majesté, du folklore et de l'ultra-contemporain. Les chansons  - qui sont toutes chantées en espagnol, oublierait-on presque de dire, et qui n'ont parfois besoin de que de frêles percussions pour exister - hébergent chacune leur propre petit laboratoire (ou leur atelier d'ébéniste ou leur chambre noire, c'est selon) et, même apprivoisées, ne manquent pas d'énigmes et de mystères à déchiffrer.

L'album est disponible en CD, LP et numérique, notamment sur la boutique en ligne du Saule.
Borja Flames joue le 12 février à Rouen, à l'Ubi, et le 19 à Paris, au Bal, avec Eloïse Decazes d'Arlt et Eric Chenaux.

 TROIS COULEURS by Michaël Patin

 INROCKUPTIBLES by Stéphane Deschamps

MEDIAPART - Jean-Jacques Birgé

https://blogs.mediapart.fr/jean-jacques-birge/blog/270116/nacer-blanco-de-borja-flames

À l'écoute de musiques inclassables le réflexe naturel est de chercher des points d'appui. À défaut de leur coller une étiquette on leur devine des cousinages. Lorsqu'on a retrouvé l'équilibre l'on se laisse porter par le courant et notre rafiot de papier glisse joyeusement tout au long du ruisseau. Il faut l'attraper avant qu'il ne soit dévoré par l'une des bouches de l'égout, le déplier pour en découvrir sa gamme de couleurs vives. Les mots griffonnés sur la face cachée de la feuille s'entendent comme les paroles d'une chanson. Ne comprenant pas l'espagnol je me rapproche comme prévu de rivages plus familiers.

Nacer Blanco, l'album solo de Borja Flames, a le parfum des premiers disques de Brigitte Fontaine et Jacques Higelin, la folie douce du Brésilien Tom Zé, l'entrain hispanophone de Manu Chao, la nonchalance catalane de Pascal Comelade, mais ce ne sont que des liens de famille. Sa compagne, la chanteuse Marion Cousin, avec qui il forme habituellement le duo June et Jim prête sa voix sur quelques morceaux. Marions les cousins pour que brûle la flamme !

Le laboratoire de Borja Flames est un grenier plein de souvenirs, la tanière d'un ours qui apprend si vite ses tours qu'elle en devient méconnaissable, un art de la fugue qui colmate les fuites, une accumulation d'instruments légers comme le coq secouant l'arc-en-ciel de ses plumes, un nouveau passage.

 

BENZINE MAG - Greg Bod

http://www.benzinemag.net/2016/03/10/borja-flames-nacer-blanco/

Tout ici est boucle et répétition, tout est collage et cadavre exquis. Une étrange dissonance sensuelle et déroutante qui impose à son auditeur une attention de chaque instant pour en deviner bien des secrets dissimulés au centre de ces structures surréalistes. Borja Flames propose avec ce premier album l’émergence d’une nouvelle conjugaison, de nouvelles voies à explorer. Désaxez donc vos hémisphères avec ce Nacer Blanco ouvert aux quatre vents.

 

FROGGY’S DELIGHT - Jérôme Gillet

http://www.froggydelight.com/article-17283-Borja_Flames.html

Borja Flames est ce qu'il est convenu d'appeler une personnalité étonnante. Nacer Blanco, c’est un temps rythmique pas toujours mesuré, presque sans jalonnement régulier mais avec un côté hypnotique pas très éloigné d’un rituel où l’esprit dépasse le cœur au jeu de métronome. C’est également une musique de haute voltige, cultivée et lettrée, à l’espagnol soigné et ironique, où Borja Flames croise les timbres, les sons, les harmoniques, les folklores et joue au funambule sur un fil distordu, où les mélodies évoquent plus une manifestation spontanée de folie. Les sons se superposent, les mélodies tourbillonnent entre contrepoint et fugato, les dissonances deviennent enivrantes et se transforment en amours sorciers (l’esprit de De Falla es-tu là ?). La musique née sous nos oreilles sous forme de parfois fragiles (tout ne semble tenir qu’à un fil, à un superbe presque rien...) collages, l’autre passion du musicien espagnol, pas forcément expérimentaux mais toujours savants. Ce disque est envoûtant, chamanique ou hermétique en fonction de son degré d’affection pour ce genre de musique, choisis ton camp camarade !

JENESAISPOP

http://jenesaispop.com/2016/01/28/250408/estrenamos-nacer-blanco-el-disco-bastardo-de-borja-flames/​

Marxophone (Nacho Vegas, Pablo und Destruktion) anunciaba recientemente el fichaje de Borja Flames, que edita ‘Nacer blanco’, su primer álbum, presentado por el vídeo de ‘Acumulación’. El largo llega a las plataformas digitales este viernes 29 de enero, pero lo estrenamos antes de tiempo. El músico español afincado en París ha trabajado en varios proyectos junto a Abraham Boba (Tedium, Belmonde) y en los franceses June et Jim junto a Marion Cousin, por lo que considera ‘Nacer blanco’, más que su primer hijo, su “bastardo”.

Oficialmente, estas doce canciones mezclan “melodías radiantes, compases impares, estructuras y voces en canon, fervor e irreverencia a partes iguales por los formatos neoclásicos (de Bach a Moondog), complejidad e inmediatez, experimentación y música pop, fascinación por las músicas primitivas (de los field-recordings a las músicas tradicionales del mundo entero) por su componente de trance, misterio, brutalidad y sensualidad”.

El álbum es un entretenido ejercicio de art-pop con referentes como Momus, Xiu Xiu, anti o Dirty Projectors, fluctuando entre el “spoken word”, los sonidos tropicales, los africanistas, la canción folclórica (‘Lazos de familia’) o el kraut pop y la banda sonora de giallo (por ejemplo en ‘Ojo avizor’). Dado el gusto por los efectos vocales de ‘Acumulación’, también podrían salir como referencias Psapp o la Björk de ‘Medúlla’. La querencia de la canción popular nos hace pensar también en una Lorena Álvarez más experimental (‘Hoy cama’) o en Emilio José, todo ello sin que Borja Flames se parezca concretamente a ninguno de los artistas mencionados. El plan egocéntrico del final del disco (‘Gallo de corral’) no tiene pierde.

De momento se ha anunciado una gira por Bélgica y Francia que esperemos que pronto pueda llegar a nuestro país. La edición física de ‘Nacer blanco’ estará en tiendas el 5 de febrero.

CHRONIQUES de HiKO

http://les-chroniques-de-hiko.blogspot.fr/2016/01/borja-flames-nacer-blanco-marxophonele.html?spref=fb​

Difficile de classer ce premier opus solo de l'artiste touche-à-tout Borja Flames, les compositions qu'il nous présente dans Nacer Blanco ont ce petit je-ne-sais-quoi de captivant voire de déroutant. Les sonorités qu'il façonne semblent parfois s'extraire d'un rite chamanique improbable comme dans El Arte De La Fuga et Vuelta Otra Vezoù percussions et voix boucléessurgiraient d'un folklore ancestral d'Amérique du sud. 
Moitié du duo June & Jim qu'il forme avec sa compagne Marion Cousin, présente dans les entêtants No Hay Pais et Lazos De Familia construits de loops et basés sur la répétition de phrases lancés en canon, Borja est fortement influencé par l'œuvre de l'anticonformiste et génial Moondog, maître du contrepoint et la fugue entre autres figures de style, qui fréquenta aussi bien Charlie Parker que Steve Reich ou Leonard Bernstein. Il est admiratif de sa manière d'allier complexité rythmique et puissance mélodique mais surtout touché par son goût pour le mélange des saveurs (accents caribéens, sophistication du jazz et avant-garde minimaliste).

Dans cet alliage subtile de chanson pop, de polyphonie et de musique électronique, Borja se plait à semer le trouble affichant une posture rock tout en restant connecté à la puissance mystique des rythmes premiers. Il nous brouille les idées à grand renfort d'échos et de télescopages, comme dans Ojo Avizor où sa ligne de synthé psychédélique et sa rythmique primitive syncopée nous ballade entre les ambiances de The Doors, Gotan Project et Philip Glass.

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